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Assemblée générale de la Fédération Française d'équitation.
Paris-Turf 13 décembre 2001


Jeudi 6 décembre 2001..
Parc des Expositions - Porte de Versailles
75015 Paris

Le quorum n'étant pas atteint (il y avait assez de votes exprimés mais pas assez de groupements) l'Assemblée générale officielle est reportée au 08 janvier 2002 au 69 ter, rue de la Chapelle à Paris.
Jacqueline Reverdy, Présidente ouvre la séance et estime l' " unité chahutée " et rappelle la " nécessité de concessions ". Elle veut une fédération utile, simple et unie. Elle compte sur l'ensemble des cadres fédéraux et mènera la politique pour laquelle elle a été élue " jusqu'à son terme ", " vis à vis des clubs et de toutes les pratiques ", " du ludique jusqu'au haut niveau ". Il faut jouer collectif.
Martine Fernet donne lecture du rapport moral qui n'appelle pas de question.

Il y est spécifié… " à l'automne (2000), le CNREE cesse ses activités et la FFE prend en charge l'Endurance avec l'appui de la commission et le relais des Comités Régionaux de la discipline… pour l'année 2000/2001, notons que le CFE reprend, pendant cet exercice, les engagements en compétition de la Société Hippique Française et de l'Endurance. "

Le rapport financier est présenté dont il ressort :
-une réserve de 25 000 000F qui provient d'un excédent de recettes de 6 000 000f et des apports du Poney-club de France.
Les cotisations et licences pratiquants représentent 60% des recettes, les licences compétitions 25%, les engagements 15% les subventions 10%…
Pendant cet exercice, la charge administrative a été centralisée. La FFE s'est engagée à investir 5 000 000 f par an à La Motte -Beuvron…

Olivier Lepage, Directeur Technique national est inquiet pour les résultats en compétition. Il estime que l'Endurance coûte relativement cher à la DTN. La DTN emploie 57 cadres techniques.

Parmi les projets il y a un pole endurance aux Saintes-Maries de la Mer…un Paris-Deauville. L'endurance dans GICE. Un classement permanent des cavaliers de la 1ère à la 4ème catégorie. Une adaptation du nombre d'épreuves au nombre de cavaliers par niveau. Le développement de l'équitation scolaire et des concours clubs. Des actions sur les chevaux. La mise en place des Brevets Professionnels en remplacement des BEES1 en septembre 2002. La création de diplômes d'entraîneur et de commissaires fédéraux.

Il est envisagé un changement d'image de l'équitation , une campagne médiatique avec Jean Rochefort

Serge Lecomte donne un compte-rendu du FFE-Club : mise en place fédérale unifiée des licences. Guichet unique pour les clubs, 1 000 000 de cavaliers référencés….

L'assemblée générale de la FFE a eu lieu à Paris le 8 janvier 2002.

Tous les votes, sauf un
par Claude BIGEON,Paris-Turf jeudi 17 janvier 2002

Une fois encore cette année, l'assemblée générale de la Fédération française d'équitation s'est déroulée en deux parties. La première convocation programmée le 6 décembre dernier au Parc des expositions de la Porte de Versailles avait rempli une grande salle. Mais malgré cette affluence, le quorum n'avait pas été atteint et le report de l'assemblée était annoncé au 8 janvier 2002. Réunie dans une salle parisienne beaucoup plus intimiste, une quarantaine de personnes environ était présente ce jour-là.

Au programme de cette A.G., l'ordre du jour des votes était assez chargé et permettait de conserver les votes exprimés lors de la première convocation. Pas moins de onze votes étaient soumis à l'opinion des adhérents de la FFE, dont certains traditionnels comme le rapport moral, le rapport financier. Toutefois, entre la première et la deuxième convocation, le vote numéro 9, celui concernant un amendement au règlement intérieur de la FFE, a été retiré. Un retrait contesté par Serge Lecomte.

L'article concerné est le 53 intitulé "Urgences et imprévus" qui énonce : " Dans le cas où une situation non prévue par le présent règlement intérieur nécessite une décision rapide, celle-ci pourra, suivant l'urgence, être prise par le président, le bureau ou le comité directeur dans le respect des droits des personnes, des intérêts de la fédération et de la déontologie sportive. Le présent règlement peut être modifié par le comité directeur fédéral et appliqué immédiatement. La modification doit être ratifiée par l'assemblée générale ordinaire la plus proche. Il sera communiqué aux services du ministère chargé des Sports dans le mois qui suit son adoption en assemblée générale, ainsi que toutes modifications ultérieures pouvant y être apportées selon les modalités visées à l'alinéa précédent. "

Après un échange entre Serge Lecomte et Pascal Chabanne sur cette procédure, la présidente Jacqueline Reverdy a clôturé la discussion en affirmant : " Une commission va être mise en place pour étudier ce problème de règlement intérieur ", la pomme de discorde reposant alors sur la capacité du comité directeur à modifier le règlement intérieur. Depuis la mise en place de la Fédération unifiée, les arguties juridiques sont toujours d'actualité. L'enjeu est important puisqu'il s'agit de la manière dont cette fédération est gouvernée. Voilà un problème de plus qu'il faudra régler. Car la FFE ne manque pas de pain sur la planche. Comme l'expliquait Jacqueline Reverdy en début de séance, le litige du comité régional d'équitation du Centre-Val de Loire va se résoudre par la mise en place " début janvier, d'une commission ad hoc qui sera chargée de gérer le CRE Val de Loire et de préparer de nouvelles élections d'ici à un an. "

Parmi les réformes qui vont influer fortement sur la vie fédérale, la volonté du ministère de la Jeunesse et des Sports de réformer le pourcentage de professionnels présents dans une fédération sportive place la FFE dans une situation difficile. Depuis la récente position du Conseil d'Etat sur le pourcentage qui devrait être arrêté à 30 %, la présidente a pris des contacts avec le ministère, rappelant qu'en ce qui concerne l'équitation, " nous étions l'exception dans le sport. 30 % c'est effectivement inacceptable. Vous pouvez compter sur moi pour que je défende les centres équestres... Il faut définir pour nous ce qu'on entend par professionnels du sport... "

Les décrets ne sont pas encore sortis mais il faut prendre ce dossier avec sérieux car cette réforme pourrait mettre à mal la structure actuelle de l'équitation en France qui repose sur une grande majorité de professionnels vivant de cette activité. Décidément, ce n'est pas facile de faire rentrer cette discipline dans le cadre d'une fédération sportive classique.

Parmi les autres points évoqués lors de cette assemblée générale, l'aspect financier est à nouveau apparu comme objet de contestation. Un membre de l'assemblée indiquant : " Ce n'est pas bon de financer avec du court terme des immobilisations à long terme. " M. Klein, le trésorier a répondu : " On verra lors de la prochaine assemblée générale s'il faut faire un emprunt. " Et Serge Lecomte d'assurer : " On finance avec les recettes que l'on a reçues. " Après plusieurs échanges, celui qui avait lancé le débat n'était toujours pas convaincu : "J'ai des inquiétudes à propos de l'équilibre entre les fonds propres et les investissements."

Pour revenir à d'autres considérations plus ancrées avec la réalité de la compétition internationale, Michel Bouquet a souhaité alerter l'assemblée sur l'impact de la France au sein de la Fédération équestre internationale : " Nous ne sommes pas assez représentés à la FEI alors que nous apportons la deuxième contribution. Il y a un vrai problème de représentativité de la France au sein de la FEI. " Visiblement, un des problèmes est celui de la langue. " Il faut que l'on parle anglais, " lance Olivier Le Page.

Alors c'est décidé, des cours d'anglais seront proposés à Boulogne. Avant de clôturer la séance la présidente évoqua rapidement le problème du quorum et sa modification éventuelle. Enfin, pour revenir aux votes présentés qui ont tous été largement approuvés, il y avait le point numéro 12 qui concernait l'élection de trois membres vacants au comité cheval. Parmi les candidats, il y avait un certain Philippe Thibault, l'ancien Directeur technique national. Il a été élu, tout comme Jean-Marie Juranville du Centre-Val de Loire, et Laurence Caupin-Lamy de Rhône-Alpes.