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L'endurance
équestre victime de son succès.
L'endurance
poursuit son développement avec un nombre de plus en plus
important de Compétiteurs; citons les 145 partants à
la dernière Nationale 2 X I00 km de Montcuq. En Parallèle,
les " équipes suiveuses " avec les voitures (au
moins 2 par cavalier) augmentent. Ces équipes se déplacent
sur les parties goudronnées et aux points de passage des
chevaux, les arrosent et leur proposent à boire.Lors du passage
de la course dans les villages, les spectateurs posent souvent la
question: " C'est une course de 4 X 4 ou de chevaux ? "
En effet. On peut se poser la question. Les courses sont de plus
en plus perturbées par des véhicules qui gênent
et amènent une certaine forme d'agressivité dans notre
sport. Des chevaux sont arrêtés suite à des
contacts avec ces véhicules ( 4 en 3 courses)etc
L'endurance
doit rester un cheval et un cavalier.
Le
cavalier gère,
conduit pour terminer le plus rapidement possible une course avec
un cheval qui sera fatigué bien sûr, mais qui ne souffrira
pas.
Les vétérinaires sont nos partenaires indispensables,
pour nous aider, nous informer, nous conseiller. En 1998, aux Championnats
du Monde à Dubaï, dans le désert en pleine chaleur,
je me suis retrouvé sur la piste avec un cavalier italien.
Son suiveur avec un " pick-up " arrosait en permanence
le cheval à l'aide d'un compresseur.
Je me suis dit: l'endurance ce n'est pas cela.
La
compétition coûte cher:
des cavaliers se déplacent avec une voiture, d'autres avec
2 ou 3.
Où est l'égalité des chances ? Au niveau de
la sécurité-responsabilité: l'organisateur
d'une course est actuellement responsable de tous les accidents
et incidents qui seront du fait d'une équipe suiveuse, avec
toutes les conséquences qui en découlent.
Nous
devons penser à notre sport;
c'est à nous cavaliers de déterminer les limites qui
nous permettront de pratiquer en toute sérénité
dans de bonnes conditions.Pour cela, je propose aux organisateurs,
aux cavaliers et à tous les acteurs de la discipline une
démarche sportive pour l'avenir :
- Supprimer
le ravitaillement individuel sur les chemins et les routes empruntés
par la course.
- Prévoir
des zones de ravitaillement ( 1 à 2 par boucle ) suffisamment
grandes et matérialisées (parkings, place de village,
champ,...) en bordure du parcours ou le cavalier peut rejoindre
son équipe d'assistance.
- Mettre en
place sur le parcours des points d'eau uniquement accessibles
aux cavaliers et à leurs montures.
Pour l'ACFE
son présidentStéphane FLEURY
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